La diaspora africaine
Le mouvement religieux et social rastafari est né en Jamaïque dans les années 1930. Le rouge, le vert et l’or que l’on retrouve sur les vêtements des hommes sont considérés comme les couleurs de la libération et sont présents sur de nombreux articles vestimentaires. Les tresses rastas et le mode de vie végétarien constituent des éléments essentiels de la foi rastafari.
Les « steel drums », ou « steelpans » sont des tambours créés par des esclaves noirs en transformant des fûts de pétrole mis au rebut en instruments de percussion. Ces tambours sont devenus un symbole du lien avec l’Afrique et la diaspora, et de la résistance à l’esclavage. Les steelpans sont les seuls instruments de musique acoustiques inventés au 20e siècle.
Ce couple porte une étoffe traditionnelle tissée à la main, composée de soie et de coton, aux motifs complexes, appelé « kente ». Ces étoffes sont portées au quotidien ainsi que lors d’occasions importantes, comme les mariages. Les motifs du kente ont une profonde signification spirituelle et historique.
Le carnaval a vu le jour à Trinité-et-Tobago, avant de se répandre dans les Caraïbes et au-delà. Pour les forçats et les esclaves, c’était un moyen de résister en se déguisant en leurs oppresseurs. Aujourd’hui, toute la diaspora célèbre le carnaval et se déguiser s’appelle désormais « Playing mas » (jouer à la mascarade). Les costumes combinent des éléments du folklore asiatique, sud-asiatique, caribéen et africain.
La femme représentée ici porte une robe « quadrille » ou « karabela ». Il s’agit d’une robe traditionnelle ornée de dentelle rouge et bleue, aux couleurs du drapeau haïtien.
Les moko jumbies sont des échassiers originaires d’Afrique de l’Ouest. Ils sont censés éloigner les mauvais esprits et on peut les voir lors de petits barbecues en famille et de grands événements, comme le carnaval.
La femme que l’on voit ici porte une robe créole traditionnelle en cinq pièces appelée « douillette ». Cette robe s’inspire du style des colons français, mais avec des motifs et une touche d’originalité. Avant l’émancipation, il était interdit aux femmes noires asservies de porter des douillettes.
On voit ici des fruits rapportés des Caraïbes vers les terres d’origine des Peuples noirs à travers le continent africain, l’Asie et l’Europe : des piments Scotch Bonnet et de l’hibiscus.
On voit ici des fruits provenant des terres d’origine des Peuples noirs de tout le continent africain, importés vers les Caraïbes à l’époque de l’esclavage : des mangues, des ackés et des gombos.
Ces deux personnes âgées sont vêtues de tenues traditionnelles nigérianes. L’homme porte une « agbada » (tunique ample). La femme porte un « gele » (foulard enroulé de manière élaborée) ainsi qu’un « iro » et un « buba » (ceinture enroulée et chemisier ample).
Connaissez-vous quelqu’un vivant ailleurs que dans son pays d’origine?
Le terme « diasporique » désigne un groupe de personnes vivant aujourd’hui ailleurs que dans leur pays d’origine. En raison de la traite négrière transatlantique, les personnes d’ascendance africaine sont dispersées partout à travers le monde. Néanmoins, cela ne veut pas dire que toutes les personnes noires s’identifient à l’Afrique. Beaucoup d’entre elles s’identifient avec leur pays d’origine. Elles peuvent, par exemple, se définir comme Trinidadiens ou Sénégalais. D’autres peuvent utiliser des mots composés et se définir comme Afro-Canadiens ou Germano-Caribéens. D’autres encore préfèrent être appelés « Noirs ». Dans cette ressource, nous utilisons le terme « Noir », car c’est le plus inclusif. Le N de « Noir » est en majuscule, car il fait référence aux personnes d’ascendance africaine et à leur expérience commune liée à la racialisation.
