Héros et rébellions
L’esclavage
Lorsque les Européens blancs ont commencé à s’installer en Amérique, ils étaient beaucoup moins nombreux que les Africains, et répartis entre plusieurs nationalités. Pour conserver leur pouvoir sur la population asservie, ils ont inventé le concept de « race blanche ». Ce concept permettait d’unifier les Italiens, les Français, les Britanniques, etc., en un groupe partageant un intérêt commun : rester au sommet de la hiérarchie sociale. Au début de cette période, en Europe, des publications de l’époque des Lumières (du 17e au 18e siècle) affirmaient l’existence d’une « loi naturelle », selon laquelle les Blancs étaient censés être naturellement plus intelligents, plus compétents et se situer plus haut sur l’échelle humaine que les autres. C’est sur cette idéologie que s’est bâti le suprémacisme blanc. Dans son expression la plus élémentaire, le suprémacisme blanc part du principe qu’avoir la peau blanche vous rend supérieur à tous les autres êtres humains. Selon cette idéologie, les Africains et les gens à la peau plus foncée se situaient à l’opposé du spectre; les Noirs étaient donc considérés comme les moins intelligents et les moins capables, tout en bas de l’échelle humaine. Cette idéologie a été utilisée pour justifier la conquête de l’Afrique et la réduction en esclavage des Africains, ainsi que le déplacement des populations autochtones à travers le monde.
Cela nous montre que, même si le concept de race a été inventé de toutes pièces, il porte véritablement préjudice aux gens.